La terrasse la plus longue du monde, projet d'affiche (Angélique Aubrit, Carlos Criado, Charlène Griffon, Coraline Guilbeau, 2011)

La terrasse la plus longue du monde

Posted on 21 septembre 2011

Une intervention urbaine d’Angélique Aubrit, Carlos Criado, Charlène Griffon et Coraline Guilbeau

Où ? Rue Camille Sauvageau

Afin de renverser le caractère « d’axe de passage » de la rue Camille Sauvageau pour la considérer en endroit où l’on se pose, où il se passe des choses, nous proposons de modifier l’existant, à savoir les potelets de la rue délimitant le trottoir de la chaussée, symbole d’interdiction du stationnement pour les transformer en assises, lieux d’échange et de rencontre. Il s’agit via ce dispositif d’une exploitation de toutes les configurations possibles qui permettent une transformation de la rue, en ne la figeant pas. Nous nous situons plus près de la vie urbaine plutôt que de l’aménagement urbain.

L’alignement de ces potelets dégageant la perspective de la rue nous encourage à occuper la totalité de la rue, dans son ensemble (de ses deux extrémités) et dans sa hauteur, ses recoins, du trottoir aux balcons, de façon à mettre en évidence ce que l’on ne voit pas/plus.
Nous avons l’intention de créer une fiction touristique à visée pérenne, qui se ferait écho dans toute la ville : « C’est dans la rue Camille Sauvageau que se situe la plus grande terrasse du monde ». Autre objectif, proposer une participation implicite à la fois des riverains comme des spectateurs d’Evento sur les modules que nous proposons.

Le dispositif que nous proposons permet d’habiller cet élément urbain tout en le laissant visible d’un côté, de manière à bien signifier qu’il s’agit de notre point d’ancrage (stabilité du module occasionné par son installation sur le potelet considéré comme le support de base).
Ces modules, initialement conçu comme des assises (qui s’incrusteraient sur les potelets) peuvent prendre dans leurs installations une nouvelle forme et mettre en évidence de nouveaux aspects : effet global et évolutif dans la rue car sans positionnement défini a priori. Construits à partir de pièces de charpente, choisies et recyclées de l’ancienne passerelle de Kawamata, ces modules peuvent donc adopter une installation particulière comme ils peuvent subir une extension, se transformant en banc, ou en barrière, etc.

La disposition de ces modules sera donc différente au cours des 10 jours que dure Evento. Ces modifications s’effectuerons à intervalles irréguliers, en fonction de nos préoccupations. Ceci permettra une activation de ces modules, scénarisée dans le vivant.

Carlos Criado est un jeune artiste espagnol. Après un passage à l’EBABX dans le cadre d’un séjour Erasmus, il poursuit aujourd’hui ses études à Séville (ESP).
Angélique Aubrit, Charlène Griffon et Coraline Guilbeau sont étudiantes en 3ème année à l’EBABX. 

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